Bismillah

ِبِسْمِ الله

Explication et jugement sur sa prononciation

Introduction

Le mot « Bismillah » (بسم الله) est l’une des expressions les plus importantes et courantes en langue arabe, et il occupe une place centrale dans la culture et la religion islamiques. Il est souvent utilisé pour commencer diverses tâches, activités et actions, et il détient une signification profonde pour les musulmans du monde entier.

Explication de "bismillah"

Le tafsir qui ce rapproche le plus de cette expression est : Je commence cette action en accompagnant ou en cherchant l’aide d'(Allah) par sa bénédictions et Allah est celui qui est aimé et adoré, vers qui les cœurs se tournent avec amour, révérence et obéissance (adoration).  Il est (tout miséricordieux) qui se caractérise par une vaste miséricorde, (le Très Miséricordieux) qui étend sa miséricorde à sa création.

Dans la langue arabe, il y a un terme appelé « mahdhouf » « مَحْذُوف » qui signifie celui qui est (caché, supprimer, enlever). Dans notre contexte, on dit que l’expression « bismillah » comprend un « verbe » qui est « mahdhouf » par conséquent caché. Si la personne, souhaite débuter la lecture du Coran et dit « bismillah », celle-ci reviendrait pour elle à dire « au nom d’Allah, je débute la lecture ». « je débute la lecture » n’est pas prononcé par la personne,  par conséquent on dira que le verbe en arabe à savoir « je lis »  « أَقْرَأ  »   est mahdhouf dans l’expression « bismillah ».

Si la personne prononce « bismillah » avant de manger,  cela nous donnerai « au nom d’Allah, je commence à manger » avec le verbe « manger » « mahdhouf » dans l’expression.

Ainsi, ce qui est voulu, c’est bien d’obtenir la bénédiction d’Allah. Par conséquent, la personne qui prononce cette parole informe qu’elle commence par la « bénédiction d’Allah » et non pas d’une autre divinité ou créature.

L’Imam Ibn Jarir (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit: « Allah, qu’Il soit exalté, a éduqué le Prophète Muhammad (paix et salut d’Allah soient sur lui) en lui apprenant à mentionner ses plus beaux noms devant tous ses actes, et l’a chargé de le décrire par cette parole (au Nom d’Allah) avant toutes ses tâches, et a fait de cette expression, une adoration par laquelle, les créatures peuvent se rapproché dAllah. On dira que c’est une action totalement légiféré.

Jugement sur la prononciation de"bismillahi ar-Rahman ar-Rahim" avant le lecture du Coran.

Le jugement sur la prononciation de « bismillah ar-Rahman ar-Rahim » en commençant la lecture du Coran est au nombre de 4 :

La première situation, c’est qu’elle soit prononcée en début de sourate (chapitre du Coran) ;  sauf la sourate (at-tawba) (le repentir). Bon nombre de savants ont eu pour avis le fait qu’il est « مُسْتَحَب » (bon) de prononcer « la basmala » avant chaque début de sourate durant sa prière et en dehors de celle-ci et que la personne doit persévérer dans la prononciation de cet acte d’adoration sans jamais la délaisser. Certains savants vont jusqu’à dire que la personne a une récompense moindre si elle  termine la lecture du Coran sans avoir prononcer la basmala.  L’imam Ahmed ibn hanbal (qu’Allah lui fasse miséricorde) lorsqu’il fut questionné sur le fait de prononcer la basmala en début de sourate, il dira « qu’il ne la délaisse pas ».

Le deuxième cas : c’est qu’elle soit prononcée durant la sourate qui est ici le sujet de la question. Par exemple, une personne effectue sa prière, termine de réciter sourate al Fatiha et souhaite commencer la récitation de la sourate al Baqara au milieu de celle-ci. Dans ce cas de figures, bon nombre de savants ont confirmé qu’il n’y a pas d’objections à commencer par elle. L’imam Ahmad rajoutera à sa réponse précédente, quant au fait de la réciter en début de sourate qu’il n’y a pas de mal. Cheikh chafi’i, selon ‘ibadi (qu’Allah lui fasse miséricorde) dira que cela est « bon » (مُسْتَحَب).

Troisième cas : La réciter au début de la sourate « at-tawba » (le repentir), qui pour rappel est la seule sourate du Coran qui ne possède pas (la basmala) en début de sourate. Les savants sont quasi unanimes quant au fait que cela soit détestable. 

Quatrième cas : La réciter durant un passage de la sourate « at-tawba », qui pour le coup fait référence au deuxième cas, alors les savants ont divergé à ce propos. Ibn hajar al haytami dira que as-sakhawi ne verra pas de mal à cela et qu’elle est même une sounna, tandis que al ja’bari dira le contraire.

Pour plus de détails voir   الآداب الشرعية  لابن مفلح 2 /325 و ( الموسوعة الفقهية  13 / 253 ) و ( الفتاوى الفقهية الكبرى 1 /52 )) .

 

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